~La montagne Suisse était lumineuse sous une pleine lune qu'aucun nuage ne cachait, et la végétation de ses pentes exhalait encore un peu de la touffeur d'un soleil de fin d'été pourtant depuis longtemps couché.
La sombre silhouette d'un chalet discrètement tapi à l'orée de la forêt de sapins était trahie par deux yeux brillants et animés, en réalité deux fenêtres qui transmettaient la lueur instable et parfois vive d'un feu de cheminée dans une pièce semblant uniquement éclairée par sa flamme.
Attiré par cet aveu de présence humaine au milieu de la solitude de la montagne, je franchis les derniers mètres qui me séparaient de la porte d'entrée que j'ouvris sans difficulté.
Elle me donna accès à un salon bas de plafond mais spacieux et confortable et sentant bon le bois et l'encaustique, effectivement chauffé et éclairé par un âtre d'assez grande taille chargé de bûches se consumant en flammes vives et pétillantes.
La lumière mouvante du feu guida mes pas vers son très attirant espace de chaleur, bordé de deux vieux canapés confortables encadrant un grand et massif fauteuil lustré de cuir marron faisant le gros dos de sa moelleuse souplesse.
Et c'est en arrivant à la hauteur de ce fauteuil que je la vis…
Je vis Satine endormie, Satine nue, Satine endormie dans toutes ses rondeurs nues…
Satine nue et endormie et pelotonnée entre les deux bras rembourrés du bon gros fauteuil lustré de cuir marron que son large dossier arrondi me cachait jusque là.
Couchée-repliée sur le côté, la tête et une épaule creusant légèrement l'arrondi du cuir, Satine endormie et nue rêvait de chaleur au feu de l'âtre du chalet…
Par son buste cambré et un bras relevé entourant sa tête, Satine nue offrait à mes yeux le magnifique volume d'un superbe tétin à l'aréole rose profond, le double fuseau de cuisses serrées et repliées en appui sur la fermeté de l'autre tétin, et forçant par ce repli la courbure de fesses bien arrondies.
Les fesses si rondes de Satine !!!
Satine aux fesses si rondes que leur courbure impudique dévoilait, juste à la naissance des cuisses, deux lèvres gonflées séparées par une fente qu'elles enserraient, la rendant ainsi bien avare des merveilles qu'elle cachait.
Doucement je me suis approché de Satine, plus près encore plus près… doucement je me suis accroupi pour être à sa hauteur… doucement j'ai approché mon visage du provocant tétin qui se dressait comme s'il voulait agresser mon envie…
Elle sentait bon, Satine, elle respirait doucement, Satine, et ce tétin qui m'attirait m'approchait puis s'éloignait, m'approchait puis s'éloignait, m'approchait puis s'éloignait au rythme tranquille de la respiration de Satine endormie…
J'ai avancé la tête, j'ai frotté de ma barbe l'aréole et ce provocant mamelon qui, sous la douce caresse de mes poils, se redressa et se gonfla, le mamelon du beau tétin de Satine se redressa et se durci de plaisir au léger frottement de cette pilosité barbue qui lui était douce et caressante.
Gourmand de cette érection, j'ai ouvert les lèvres pour aspirer ce rouge et provocant bouton, le happer et le sucer, le sucer et le lécher, le lécher et le mordiller.
Mes mains en conque ont entouré le globe du tétin, éprouvant sa fermeté en le pressant et le serrant, le serrant et le malaxant, se régalant de sa douceur et de sa consistante rondeur.
Puis l'une de mes mains voulant l'indépendance et avide d'une autre découverte parti à la recherche du deuxième tétin, se glissa sous le protecteur genou replié contre lui et se ferma sur sa conquête avec délice pendant que le pouce s'ouvrait pour en caresser le mamelon qui, comme son jumeau, gonflait et durcissait à son tour, reconnaissant de ce plaisir qui l'excitait…
Et j'ai cajolé les tétins de Satine, les tétins gonflés de Satine, les tétins doux et chauds de Satine qui souriait dans son rêve du plaisir de ses tétins émoustillés de caresses…
Satine qui dormait, Satine nue et chaude qui se tendait à mes caresses, Satine qui dans son rêve soupirait au plaisir de ses tétins, Satine endormie allongea ses jambes doucement me découvrant un ventre légèrement arrondi, et tout en bas, plus bas, une toison triangulaire de peluche, et tout en bas, encore plus bas, un renflement qui se fendait, tout-chaud tout-doux, si-chaud si-doux…
… un renflement qui se fendait en deux lèvres douces, et chaudes, et gonflées, que Satine m'offrait dans son rêve, que Satine offrait à mon rêve.
Ma bouche abandonna le tétin, mes lèvres glissèrent le long du ventre arrondi, ma barbe se mélangea à la troublante senteur de la toison touffue, du triangle soyeux de Satine, puis après un long instant de mélange, ma barbe descendit encore un peu et caressa de ses poils là où c'est tout-chaud tout-doux…
Satine endormie se cambra légèrement, Satine inconsciente souleva son bassin et ouvrit la porte de ses jambes, Satine en désir offrit aux lèvres de ma bouche les lèvres de son intimité, rondes et chaudes et douces, si douces et si chaudes et si rondes…
Deux lèvres gonflées toutes-chaudes toutes-douces enserrant une fente à l'enivrante odeur, fente tentante et mystérieuse qui attira ma langue, ma langue qui se glissa dans la chaleur de Satine, ma langue qui pénétra dans la douceur de Satine, ma langue qui écarta la résistance de la fente humide et toute-douce toute-chaude de Satine qui dormait et s'offrait, Satine endormie qui s'offrait et s'ouvrait aux chaudes caresses de ma barbe, de mes lèvres, de ma langue…
Et comme mes lèvres appuyaient plus fortement les lèvres chaudes et douces et séparées pour permettre à ma langue agile et curieuse de partir à la pleine découverte de Satine offerte et conquise…
… je me suis réveillé…
… je me suis réveillé, seul si seul dans le frais de ma chambre parisienne… loin si loin du chalet des montagnes Suisses… loin si loin de la chaleur de l'âtre… loin si loin des mamelons gonflés surmontant les ronds tétins… loin si loin de l'odeur des lèvres chaudes et douces et enivrantes que Satine m'avaient offertes…
Tant et tant déçu, j'ai refermé les yeux pour que ma barbe, mes lèvres, ma langue puissent mieux se souvenir du si-fort si-goûteux si-fondant chocolat helvète que mon rêve avait fait jaillir du plus tendre du plus chaud du plus doux enchantement d'une Suissette endormie…
… Satine endormie… ou qui peut-être me l'avait laissé croire !!!
Daniel Bertrand, pour sa Suissette préférée
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